La voix des océans

La voix des océans

Le 17 juin 2019

 

Une symphonie à vivre le samedi 29 juin à 21h sur l’esplanade du Parc des Expositions de Nantes.

 

Musique Antonio Santana

Images Pierre Mollo et Jean – Yves Collet

 

Chef d’orchestre – Maria Luisa Macellaro la Franca

Soprano Blerta Zhegu

Piano I Daniel Propper

Piano II Patrick Nebbula

Orchestre: THE FRENCH RIVIERA ORCHESTRA

 

 

Cette œuvre est née d’un désir commun avec le biologiste marin Pierre Mollo, grand défenseur du plancton à travers le monde, qui m’a convaincu de la nécessité de faire aimer et préserver le petit peuple de la mer à l’issue d’une rencontre avec l’Observatoire du plancton de Port-Louis dans le cadre de « Art et Plancton » mis en place par Anne Blondel. Pendant deux ans, avec son aide, je me suis penché sur la vie dans les océans. Grace à la haute technologie, l’océan   nous   dévoile   petit   à   petit   ses   mystères et sa vie exubérante d’une extraordinaire beauté. C’est donc, avec le regard d’un enfant, émerveillé, naïf et timide, que j’ai abordé cette œuvre. Il me fallait, à travers   mon   art,   mettre   en   valeur   ces   petits et grands personnages   à   la   fois merveilleux, effrayants et magiques dans leur milieu naturel. Je suis allé chercher dans l’orchestre toute une palette de couleurs pour peindre une fresque musicale. Cette musique qui est venue visiter mon cœur a été conçue dans le but de créer un lien entre l’image et le son avec le désir d’apporter une pointe d’émotion à cet univers merveilleux qui reste encore ignoré de beaucoup de nos concitoyens. J’ai été très heureux de collaborer avec le cinéaste réalisateur Jean-Yves Collet et Philippe Coyault d’ Océanopolis qui ont soigneusement, en compagnie de Pierre Mollo, choisi des images belles et surprenantes en lien parfait avec la musique. Il me serait agréable de partager avec vous une phrase d’un ami compositeur qui s’exprimait ainsi, après avoir parcouru la partition « Mon Cher ami, Camille Saint-Saëns a écrit le Carnaval des animaux de la terre, à l’exception de l’aquarium, et toi tu viens d’écrire le  Carnaval des animaux de la Mer ». Toute considération faite, je pense qu’il a raison, et que cette œuvre prendra toute sa liberté, allant même au-delà de la vision du compositeur. Cette suite symphonique se déroulera en huit mouvements, en relation étroite avec les images, sans pour autant chercher un synchronisme, musique et images doivent cohabiter et s’apporter mutuellement un soutien

 

Mot du biologue marin Pierre Mollo

 

« C’est un vieux rêve pour moi d’entendre ce petit peuple de la mer qui a tant à nous dire !…Grâce à des images que je lui ai transmises et à sa “fulgurance” d’artiste, Antonio Santana a ce pouvoir d’entendre le plancton et, par sa musique, de partager des émotions incroyables. Croiser le regard et le son à travers une symphonie est une occasion inédite de faire connaître au grand public le plancton, et sa fragilité. En effet, en cette période où ça chauffe pour la diversité, le plancton doit s’en inquiéter ! Moi, à travers une goutte d’eau, j’observe des myriades de petites vies, avec une imagination fertile et des rêves, car c’est d’eux que naissent les grands projets. Le rêve d’Antonio Santana a du sens et une formidable portée. »

 

Patrimoine de l’humanité

 

Aujourd’hui, celui qui est officier dans l’ordre du Mérite maritime et qui a été attaché au Muséum national d’Histoire naturelle s’inquiète. La montée du niveau des océans oblige le plancton à des migrations avec des réactions en chaîne : raréfaction du poisson, diminution de l’oxygène et augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère… Pour lui, l’avenir des océans n’est pas écrit, il sera ce que l’on en fera : le plancton pourrait être déclaré patrimoine de l’humanité, parce qu’il est le berceau de la vie et contient les ressources alimentaires de demain. C’est pourquoi Pierre Mollo encourage le rapprochement d’entreprises, d’instituts de recherche, de centres de formation, d’une   association   (Plancton   et   Innovations)   afin   de   réaliser   des   unités   de   production   pour l’alimentation humaine et faire du plancton « un aliment pour tous ». « La suite symphonique d’Antonio Santana s’inscrit dans cette sensibilisation. De la Bretagne au Grand Nord, dans des milieux très divers, parfois hostiles mais grouillants de vie, il saura puiser l’inspiration.   Le   plancton   va   porter sa créativité, qu’il va   partager et transformer en une réalisation collective. À travers des rencontres avec différentes populations, il va mener tout un travail d’apprentissage sur cette musique venue des profondeurs, qui élève, une ode à l’océan et à la vie. »

 

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